Amerindiens
Posté le 20.07.2008 par melavie
L'invitation
Je ne m'intéresse pas à la façon dont tu gagnes ta vie
Je veux savoir à quoi tu aspires
Et si tu oses rêver de réaliser le désir ardent de ton coeur
Je ne m'intéresse pas à ton âge
Je veux savoir, si pour la quête de l'amour et de tes rêves
Pour l'aventure de te sentir vivre
Tu prendras le risque d'être considéré comme fou
Je ne m'intéresse pas aux astres qui croisent ta lune
Je veux savoir si tu as touché le centre de ta propre souffrance
Si les trahisons vécues t'ont ouvert
Ou si tu t'es fané et renfermé par craintes de blessures ultérieures
Je veux savoir si tu peux vivre avec la douleur, la tienne ou la mienne
Sans t'agiter pour la cacher, l'amoindrir ou la fixer
Je veux savoir si tu peux vivre avec la joie, la tienne ou la mienne
Si tu oses danser, envahi par l'extase jusqu'au bout des doigts et des orteils
Sans être prudent ou réaliste et sans te souvenir des conventions du genre humain
Je ne m'intéresse pas à la véracité del'histoire que tu racontes
Je veux savoir si tu es capable de décevoir quelqu'un pour rester fidèle à toi-même
Si tu supportes l'accusation d'une trahison,sans pour autant devenir infidèle à ton âme
Je veux savoir si tu sais faire confiance, et si tu es digne de confiance
Je veux savoir si tu peux voir la beauté, même lors des jours sombres
Et si tu peux trouver la source de ta vie dans la présence de cette beauté
Je veux savoir si tu peux vivre avec l'échec, le tien ou le mien
Et malgré cela rester debout au bord du lac
Et crier: "Oui!" au disque argenté de la lune
Je ne m'intéresse pas à l'endroit où tu vis ni à la quantité d'argent que tu as
Je veux savoir si après une nuit de chagrin et de désespoir
Tu peux te lever et faire ce qui est nécessaire pour les enfants.
Je ne m'intéresse pas à ce que tu es, ni comment tu es arrivé ici.
Je veux savoir si tu peux rester au centre du feu avec moi, sans reculer.
Je ne m'intéresse pas à ce que tu as étudié, ni où, ni avec qui.
Je veux savoir ce qui te soutient à l'intérieur, lorsque tout le reste s'écroule.
Je veux savoir si tu peux être seul avec toi-même,
Et si tu aimes véritablement la compagnie de tes moments vides.
Oriah Mountain Dreamer (an Indian Elder) texte amériendien
--
Posté le 12.06.2008 par melavie
Toi dont la voix s’entend dans le souffle de la brise,
Toi dont l’haleine donne vie au Monde,
Nous avons besoin de ta Force et de ta Sagesse.
Fais que nous marchions dans ta Beauté,
Que jamais nos yeux ne se lassent de contempler
Les Ors et les Pourpres au soleil couchant.
Aide-nous à lire les Messages que tu as cachés dans les feuilles et les rochers,
Rends nous sages afin que nous saisissions ce que tu nous a enseigné.
Fais que nous soyons toujours prêts à venir à Toi les mains propres et le regard clair,
Ainsi, quand la Vie s’éteindra comme s’éteint le soleil couchant,
Sans honte, nos esprits pourront venir à Toi.
Grand Esprit, transforme nos cœurs afin que nous n’enlevions jamais à la beauté
De ta création plus que nous lui donnons.
Apprends nous à ne jamais détruire à la légère pour satisfaire notre avidité,
À ne jamais oublier de prêter nos mains pour édifier la beauté de la Terre
À ne jamais prendre ce dont nous n’avons pas besoin.
Rends-nous capables de comprendre que détruire la musique de la Terre,
C’est créer la confusion, ruiner son apparence et nous rendre aveugles à la beauté.
Polluer son doux parfum par notre insouciance, c’est en faire une maison de puanteur.
Mais si nous prenons soin d’elle, la Terre prendra soin de nous
Prière Amérindienne
Posté le 20.05.2008 par melavie
Apprends-moi, Grand Architecte de l'Univers,
À bien user du temps que tu me donnes pour travailler
Et à bien l'employer sans rien en perdre.
Apprends-moi à tirer profit des erreurs passées
Sans tomber dans le scrupule qui ronge.
Apprends-moi à prévoir le plan sans me tourmenter,
À imaginer l'oeuvre sans me désoler si elle jaillit autrement.
Apprends-moi à unir la hâte et la lenteur, la sérénité et la ferveur, le zèle et la paix.
Aide-moi au départ de l'ouvrage, là où je suis le plus faible.
Aide-moi au coeur du labeur à tenir serré le fil de l'attention.
Et surtout comble toi-même les vides de mon oeuvre !!
Grand Architecte de l'Univers,
Dans tout le labeur de mes mains laisse une grâce de Toi
Pour parler aux autres et un défaut de moi pour me parler à moi-même.
Garde en moi l'espérance de la perfection, sans quoi je perdrais coeur.
Garde-moi dans l'impuissance de la perfection, sans quoi je me perdrais d'orgueil.
Purifie mon regard : quand je fais mal, il n'est pas sûr que ce soit mal
Quand je fais bien, il n'est pas sûr que ce soit bien !!
Grand Architecte de l'Univers,
Ne me laisse jamais oublier que tout savoir est vain sauf là où il y a travail.
Et que tout travail est vide sauf là où il y a amour.
Et que tout amour est creux qui ne me lie à moi-même et aux autres et à Toi
Grand Architecte de l'Univers,
Enseigne-moi à prier avec mes mains, mes bras et toutes mes forces.
Rappelle-moi que l'ouvrage de mes mains t'appartient
Et qu'il m'appartient de te le rendre en le donnant.
Que si je fais par goût du profit, comme un fruit oublié je pourrirai à l'automne.
Que si je fais pour plaire aux autres,
Comme la fleur de l'herbe je fanerai le soir.
Mais si je fais pour l'amour du bien, je demeurerai dans le bien.
Et le temps de faire bien et à ta gloire, c'est tout de suite
Amen
Posté le 04.05.2008 par melavie
Ce poeme est très long..
Mais toute la sagesse Amérindienne s'y trouve
Il est un cadeau à lire
Je vous l'offre...
Si vous avez quelques minutes..
C'était l'heure où partout s'éveillent des murmures
Dans l'onde et dans les airs, dans l'herbe et les ramures
Alors que du soleil le matinal reflet
Donne au nuage sombre un radieux ourlet
Que le pétrel hardi jusqu'au ciel bleu s'élance,
Ou sur les flots berceurs fièrement se balance.
Sur les bords inconnus où le vaillant Cartier
À Dieu comme à son roi se vouant tout entier
Était venu naguère élever la croix sainte,
Un étrange vieillard jetait au vent sa plainte.
La tristesse ridait son visage cuivré
Comme un arbre fleuri, comme un tapis ouvré,
Son corps fauve était peint de figures bizarres
Et, nouant ses cheveux, les plumes les plus rares
S'élevaient sur sa tête en panache éclatant.
Sur les vagues d'azur son oeil allait flottant
Comme le frêle jonc, comme l'algue légère,
Et paraissait chercher une rive étrangère.
Et quand il était las de regarder les flots,
Las aussi d'exhaler ses lugubres sanglots,
D'une tremblante main bandant son arc de frêne,
Vers une croix debout dans cette immense arène,
Il lançait, furieux, un trait empoisonné.
De son audace alors il semblait étonné.
Il voyait aussitôt les nids joyeux se taire,
Et reprenait, pensif, sa marche solitaire.
Et c'était, ce vieillard, le guerrier dont la voix,
Pour repousser Cartier et renverser la croix,
Naguère avait voulu, sur ces mêmes rivages,
Er veiller les soupçons des peuplades sauvages.
Mais vaine fut sa ruse. Et sa sombre fureur
Dans l'âme du marin ne mit point la terreur.
Cartier, en s'éloignant de la cruelle plage
Emmenait du vieux chef les deux fils en otage
Le père infortuné suivit longtemps des yeux
Le vaisseau qui portait, hélas! sous d'autres cieux,
Ses deux fils. Il revient, au lever de l'aurore,
Promener ses chagrins sur la rive sonore.
La haine et la douleur se peignent sur ses traits
Pour lui la solitude a seule des attraits.
Il demande ses fils au soleil qui se lève,
Il les demande aux flots qui roulent vers la grève,
Il ne voit pas s'ouvrir, comme une aile d'oiseau,
Sur les flots infinis, la voile du vaisseau
Qui lui ramènera les fils de sa tendresse!
Vaillant Domagaya, dit-il, dans sa détresse,
Noble Taiguragny, me serez-vous rendus?
Ah! si mon bras, plus fort, vous avait défendus
Contre la cruauté de ces Visages-Pâles,
Mes chants ne seraient pas que de pénibles râles,
Nous aurions hors des bois rejeter l'étranger,
Comme le vent balaie un feuillage léger.
À ces rochers déserts pendant combien de lunes
Raconterai-je encore mes tristes infortunes?
Quand viendrez-vous reprendre, ô fils que j'ai perdus!
Vos carquois pleins de traits et vos arcs détendus?
Pendant que sur ces bords, où fleurit le dictame,
Le vieux chef indien épanche de son âme
Une haine inutile et des regrets amers,
Un esprit malfaisant, envoyé des enfers,
A pris d'un vieux jongleur la hideuse figure,
Et la démarche lente et la haute stature.
Il s'approche aussitôt du chef de la tribu.
Ils sont amis d'enfance; ils ont ensemble bu,
Au milieu des forêts, à la même fontaine
Ensemble ils ont fait plus d'une chasse lointaine:
Pourquoi te consumer, dit-il, en vains regrets,
Toi, le premier guerrier de nos sombres forêts?
Ton corps est décharné comme un arbre qui sèche.
Le chevreuil ne craint plus la pointe de ta flèche.
Attends-tu que les Blancs te ramènent tes fils?
Ou bien regrettes-tu d'avoir craint leurs défis?
Les feuilles jauniront et tomberont des branches,
La neige, bien des fois, tendra ses nattes blanches,
Et les petits oiseaux tisseront bien des nids,
Avant que tes enfants soient ici réunis.
« Te le dirai je, ô Chef, oui, j'ai vu dans mes rêves,
Cette fatale croix s'étendre de nos grèves
Jusqu'au fond des forêts, jusqu'au milieu des eaux.
Sur ses bras menaçants se perchaient les oiseaux,
Et nos traits aiguisés ne pouvaient les atteindre.
Et nos fiers ennemis semblaient ne plus nous craindre!
Puis, j'ai vu sur nos bords venir les guerriers blancs
Nous étions devant eux stupéfaits et tremblants.
Je t'ai vu, vaillant Chef, - qu'au moins nul ne le sache,
Fumer le calumet, puis enterrer la hache.
Pour détourner les maux qui vont tomber sur nous,
Hier, j'ai consulté les puissants Manitous.
Il faut bannir la croix de nos forêts antiques,
La croix où sont gravés des mots cabalistiques;
C'est alors seulement que, sous nos bois épais,
Sans craindre d'ennemis nous chasserons en paix.
Ainsi parle au vieux chef le malfaisant génie.
Sa voix a du désert la poignante harmonie,
Et dans ses fauves yeux luit la duplicité.
Il s'éloigne aussitôt avec rapidité.
L'Indien le voit fuir au loin, sur le rivage,
Et sent se réveiller une haineuse rage.
Il jette sur la croix un regard de mépris,
Et se laisse tomber sous les bois rabougris.
Alors, un noir corbeau, du faîte d'un érable,
Fait entendre trois fois un appel lamentable;
Et, sur l'oiseau sinistre, aussi prompt que l'éclair,
Un épervier cruel fondit du haut de l'air.
Le vieillard, plein de trouble entra dans sa cabane.
Mais, sur le seuil couvert de feuilles de platane,
Cachant dans ses deux mains son front plein de soucis,
Il revint. Jusqu'au soir il resta seul, assis.
Les ombres commençaient à noyer le feuillage,
Il passa comme un spectre à travers le village,
Ordonnant aux anciens d'assister au conseil.
Il voulait jusqu'au jour les tenir en éveil.
Les vieillards, aussitôt, laissent leurs toits d'écorce.
Sur les pas de leur chef une invincible force
Les pousse tour à tour, pleins de docilité.
Leur sagesse, souvent, et leur fidélité
Ont gardé la tribu contre un danger probable.
Les calumets, remplis d'un tabac délectable,
Exhalent la fumée en orbes gracieux,
Pendant qu'assis en cercle, émus, silencieux,
Ils écoutent le Chef.
Or, lui, d'une parole
Plus vive qu'au matin le ramier qui s'envole,
Il raconte à grands traits son trouble et sa douleur,
Et son long entretien avec le vieux jongleur.
Après qu'il eut parlé, se voilant le visage,
Il poussa trois longs cris, selon l'antique usage.
Le plus vieux du conseil prit la parole alors:
Je ne sais quel génie a jeté sur nos bords
Ces hardis guerriers blancs que tu sembles tant craindre.
Ils t'ont ravi tes fils: ton grand coeur peut se plaindre.
Mais ne seraient-ils pas moins cruels que rusés?
Ils n'ont point bu leur sang dans leurs crânes brisés.
Ils auraient pu, sans peur, nous déclarer la guerre,
Car leurs mains pour tuer s'emparent du tonnerre.
Et, s'ils sont les amis des esprits malfaisants,
Pourquoi nous ont-ils fait de si riches présents?
Ils veulent à tes fils enseigner leur langage.
Et cette croix, ô Chef. est peut-être le gage
De leur prochain retour au milieu de nos bois.
C'est peut-être leur Dieu: tous vinrent à la fois
Se jeter devant elle à genoux sur la terre.
Si nous la renversons, redoutons leur colère.
Mais pourquoi le jongleur n'est-il donc pas ici ?
Lui qui se plaît, ô Chef, à nourrir ton souci,
Il n'ose pas venir nous raconter de songe.
Craindrait-il d'être enfin convaincu de mensonge ?
Tapi comme un renard au fond de son terrier,
Il ne redoute pas la flèche du guerrier.
Pourquoi les hommes blancs nous tendraient-ils des pièges?
Tu reverras tes fils, avant que plusieurs neiges
Aient au bois suspendu leurs éclatants flocons,
Car le grand Manitou sait consoler les bons.
J'ai dit. »
Et le vieillard vint s'asseoir en silence.
Il était le plus sage; et sa mâle éloquence
Savait faire toujours prévaloir un conseil.
Quand il eut pris sa place, un murmure pareil
Au grondement lointain d'une haute cascade,
Fit trembler l'humble toit du chef de la bourgade,
Tous ne se rendaient pas à ses sages avis.
Des conseils de vengeance auraient été suivis,
La charité divine était une inconnue.
Un guerrier dit:
« Un jour une barque est venue,
Mais pour troubler, hélas ! la paix de nos vieux jours .
Le grand Chef pleure encor sur ses fils, ses amours
La cabane s'ouvrit. Haletante, effarée,
Comme le cerf atteint d'une flèche acérée,
Une jeune Indienne entra soudainement.
Son oeil étincelait comme le diamant;
Son corps svelte, élancé, pliait comme le frêne.
Sur l'épaule et le bras ses longs cheveux d'ébène
Étendaient mollement un voile de pudeur.
De l'arc ses noirs sourcils égalaient la rondeur.
Du feuillage d'hiver son front mélancolique
Avait, en ce moment, la teinte métallique.
Cette femme, c'était la douce Naïa,
Naïa, fiancée au fier Domagaya.
Elle vient vers le Chef.
Je ne sais pas, dit-elle,
Si tu daigneras croire à ce récit fidèle
Que va faire à la hâte une naïve enfant.
N'attaque pas la croix, un Esprit la défend.
J'ai vu, tout près, assise, une femme plus blanche
Que l'écume des flots où la lune se penche,
Plus belle que la fleur éclose le matin.
Son langage, plus doux qu'un chant d'oiseau lointain,
Faisait, aux alentours, palpiter le feuillage.
Ses vêtements de neige, et son noble visage,
Brillaient comme un foyer dans les soirs de grands froids.
Ses bras avec amour enveloppaient la croix.
« Écoute, me dit-elle, ô ma pauvre Indienne,
Écoute les conseils de la Vierge chrétienne.
J'ai porté dans mon sein le Fils du Grand-Esprit.
Le Grand-Esprit peut tout. Heureux ceux qu'il chérit,
Car il ne permet pas que le mal leur arrive.
Il aime les tribus qui peuplent cette rive,
Et c'est pour leur apprendre à saintement prier
Que vers elles, un jour, vint un pieux guerrier.
Les Blancs sont ses amis. Ils sont cléments et braves;
Ils n'apporteront pas de cruelles entraves
Au poignet vigoureux de l'homme des forêts,
Mais d'un bonheur plus grand lui diront les secrets.
S'il osait cependant renverser la croix sainte,
Le Grand-Esprit du ciel écouterait la plainte
Des guerriers d'Orient qui vont bientôt venir,
Et le ferait alors cruellement punir.
Ainsi parla la Vierge. Au charme de sa bouche
Serait devenu doux plus d'un guerrier farouche.
Mais elle disparut dans les ombres du soir.
Je la cherchai partout et ne pus la revoir.
La voix de Naïa, son accent de franchise,
Son visage imprégné d'une extrême surprise,
L'amour pour la vertu qu'on lui connut toujours,
Tout fait croire aux vieillards ses étranges discours.
Et le Chef, consolé, se berçant d'espérances,
Dit aux vieux de son peuple:
Oublions nos vengeances,
Puisque les guerriers blancs n'outragent pas nos droits;
Laissons dormir la hache et respectons la croix!
Pamphile Le May
Posté le 26.03.2008 par melavie
Grand Esprit , Grand Créateur
Source de toutes Vies,
Toi qui voit tout,
Qui est partout et en nous,
Fais-moi ressentir ta présence en toute chose.
Fais-moi voir ta beauté lorsque mon regard
se pose sur mes semblables et sur la Nature qui m’entoure.
Quand mes yeux se tournent vers l’intérieur de moi,
Fais-en sorte que je me perçoive avec émerveillement,
Que je n’aie pas peur de mes sentiments et émotions,
Que je ressente ta Présence et ton Énergie
Guérit mes blessures, Enseigne-moi l’humilité.
Fais en sorte que je n’aie pas à prouver quoi
Que ce soit aux autres parce que de toute façon
Tu es partout et tu vois tout, et c’est tout ce qui compte.
Je n’ai pas besoin de me faire valoir aux yeux
De mes semblables car cela signifie que j’ai de
La difficulté à reconnaître ta Grandeur en moi.
Lorsque je parle, fais en sorte que mes paroles soient
Justes et touchent le cœur et non l’égo.
Enseigne-moi à Être et non à paraître.
Enseigne-moi à développer mon plein potentiel
Sans avoir besoin de l’approbation des autres.
Lorsque la Vie, les Éléments, la Terre, la Nature
Ou les Esprits m’enseignent une leçon,
Fais-la moi partager avec les autres
Dans mes actions et non uniquement en parole et ce,
Sans attendre de gratification.
Remplace mon orgueil par l’assurance de ta Présence
En moi et par la puissance de ton Amour,
Qui peut déplacer les montagnes.
Permets-moi de m’ouvrir au monde des Esprits,
Aux mondes de l’invisible, visible et indivisible
Pour me donner les Enseignements,
La Connaissance dont mon Âme et celle de
Mes semblables ont besoin pour se réaliser sur Terre.
Rapelle moi qui je suis quand j'oublie
Et accompagne moi a chaque jour de ma vie
***Sagesse Amérindienne que j'ai revu et corrigé un peu..
Posté le 07.03.2008 par melavie
Au début, le Grand Esprit dormait dans le rien.
Son sommeil durait depuis l'Éternité.
Et puis soudain, nul ne sait pourquoi, dans la nuit, il fit un rêve.
En lui, gonfla un immense désir…
Ce fut le tout premier rêve, la toute première route.
Longtemps, la lumière chercha son accomplissement, son extase.
Quand finalement elle trouva, elle vit que c'était la transparence.
Et la transparence régna.
Mais voilà qu'à son tour, ayant exploré tous les jeux de couleurs qu'elle pouvait imaginer, la transparence s'emplit du désir d'autre chose.
À son tour elle fit un rêve.
Elle qui était si légère, elle rêva d'être lourde.
Alors apparut le caillou.
Et ce fut le deuxième rêve… La deuxième route.
Longtemps, le caillou chercha son extase, son accomplissement.
Quand finalement il trouva, il vit que c'était le cristal.
Et le cristal régna.
Mais à son tour ayant exploré tous les jeux lumineux de ses aiguilles de verres, le cristal s'emplit du désir d'autre chose, qui le dépasserait.
A son tour il se mit à rêver.
Lui qui était si solennel, si droit, si dur, il rêva de tendresse, de souplesse et de fragilité.
Alors apparut la fleur, et ce fut le troisième rêve, la troisième route…
Longtemps la fleur, ce sexe de parfum chercha son accomplissement, son extase. Quand enfin elle trouva, elle vit que c'était l'arbre.
Et l'arbre régna sur le monde.
Mais tu connais les arbres, il n'y a pas plus rêveurs qu'eux.
L'arbre, à son tour fit un rêve.
Lui qui était si ancré à la terre, il rêva de la parcourir librement, follement, de vagabonder au travers d'elle.
Alors apparut le ver de terre.
Et ce fut le quatrième rêve. La quatrième route…
Longtemps le ver de terre chercha son accomplissement, son extase.
Dans se quête, il prit tour à tour la forme du porc-épic, du puma, de l’aigle, du serpent à sonnette.
Longtemps, il tâtonna et puis un beau jour, dans une immense éclaboussure… au beau milieu de l'océan… un être très étrange surgit, en qui toutes les bêtes de la terre trouvèrent leur accomplissement, et ils virent que c'était la baleine !
Longtemps cette montagne de musique régna sur le monde et tout aurait pu peut-être en rester là, car c'était très beau.
Seulement voilà… Après avoir chanté pendant des lunes et des lunes, la baleine à son tour ne pus s'empêcher de s'emplir d'un désir fou.
Elle qui vivait fondue dans le monde, rêva de s'en détacher.
Alors brusquement, nous sommes apparus, nous les hommes !
Car nous sommes le cinquième rêve, la cinquième route, en marche vers le cinquième accomplissement, la cinquième extase…
Dans la moindre couleur, toute la lumière est enfouie.
Dans tout caillou du bord du chemin, il y a un cristal qui dort.
Dans le plus petit brin d’herbe, sommeille un baobab.
Et dans tout ver de terre, se cache une baleine.
Quant à nous, nous ne sommes pas « le plus bel animal »,
nous sommes le rêve de l’animal !
Et ce rêve est encore inaccompli. »
Ce texte aurait été prononcé par Swift Deer, Shaman Navajo
Posté le 04.03.2008 par melavie

Rêveur d'Orient
Ecrit par un sage amérindien
Je ne suis pas intéressé par ce que tu fais pour vivre …
Je veux savoir ce qui brûle en toi et si tu oses rêver la réalisation de ce que tu portes dans ton cœur .
Je ne suis pas intéressé par ton âge …
Je veux savoir si tu prends le risque de passer pour un fou au nom de l'Amour, de tes rêves et de l'aventure qu'est la Vie .
Je ne suis pas intéressé à savoir quelles planètes sont en carré avec la Lune …
Je veux savoir si tu as touché le centre de ta propre tristesse, si tu as été ouvert aux trahisons de la vie ou si tu es devenu endurci et fermé par peur d'une peine prochaine.
Je veux savoir si tu peux t'asseoir avec la douleur, la mienne ou la tienne, sans bouger pour la cacher, l'amoindrir ou l'arrêter…
Je veux savoir si tu peux être dans la joie, la mienne ou la tienne, si tu peux danser avec ferveur et laisser l'extase te remplir complètement jusqu'au bout de tes doigts et de tes orteils sans nous dire de faire attention, d'être réalistes et de ne pas oublier les limites de l'être humain …
Je ne suis pas intéressé à savoir si ce que tu dis est vrai …
Je veux savoir si tu es prêt à décevoir les autres pour rester Vrai avec toi-même et si tu peux supporter d'être accusé de trahison et ne pas trahir ton Ame.
Je veux savoir si tu peux être fidèle et donc digne de confiance.
Je veux savoir si tu peux voir la beauté même lorsque ce n'est pas tous les jours joli et que la source de Vie réside en sa Présence.
Je veux savoir si tu peux vivre avec les échecs , les miens et les tiens et pourtant continuer à te tenir debout au bord du lac en criant à la pleine lune : « oui »
Je ne suis pas intéressé par savoir où tu vis et combien tu gagnes …
Je veux savoir si tu peux te réveiller après une nuit de chagrin et de désespoir, de lassitude ou de douleur et faire ce qui doit être fait pour les enfants.
Je ne suis pas intéressé de savoir qui tu es et comment tu es venu jusqu'ici …
Je veux savoir si tu peux te tenir debout au milieu du feu avec moi et ne pas te dérober.
Je ne suis pas intéressé à savoir ce que tu as appris, où tu l'as appris et qui te l'a enseigné …
Je veux savoir ce qui te nourrit de l'Intérieur lorsque tout s'effondre autour de toi.
Je veux savoir si tu peux rester seul avec toi-même et si tu jouis vraiment de ta propre compagnie dans ces moments de vide.
Posté le 03.03.2008 par melavie
Après avoir crée les montagnes, Premier Homme et Première femme remarquèrent que le cinquième monde n’était pas bien éclairé. Les lueurs au-dessus des montagnes se trouvaient loin et ne dégageait aucune chaleur.
Premier Homme et Première Femme se dirent alors qu’ils feraient bien d’inventer un moyen pour illuminer ce nouveau monde où ils allaient désormais vivre.
Ils se procurèrent un très grand bloc de cristal de quartz, une pierre très dure. Ce bloc de quartz fut posé sur une couverture puis, saisissant chacun un marteau de pierre et un silex très aiguisé, Premier Homme et Première Femme se mirent au travail.
Lorsqu’ils eurent terminé, ils avaient sculpté deux roues dans le bloc de cristal.
Puis ils décorèrent les roues afin de signifier les pouvoirs qui seraient donnés à chacune. Les disques de cristal eurent ainsi des visages.
Le soleil
Sur le visage de la première roue, ils posèrent un masque de turquoise, pour la lumière et la chaleur.
Tout autour, sur les bords du disque, ils déposèrent des morceaux de corail rouge. Entre les cornes placées de chaque coté du visage de turquoise, ils mirent des éclairs et des pluies d’orage.
Et les plumes du cardinal, de l’alouette, du pic et de l’aigle furent attachées au disque pour le porter à travers le ciel.
Premier Homme bénit le travail en saupoudrant le visage de turquoise de pollens mélangés et il bénit encore le visage du soleil avec un chant qui fut chanté par l’alouette. Et Premier Homme déclara que désormais l’alouette aurait un nouveau nom : elle s’appellerait « la voix du soleil ».
Puis le grand disque du soleil fut trainé très loin vers l’est et porté tout en haut de la plus haute des montagnes.
Le soleil fut attaché au ciel avec des flèches façonnées d’éclairs.
La lune
« Nous n’avons plus besoin ni de lumière ni de chaleur » dit Première Femme en regardant le deuxième disque de cristal de roche.
Celui-ci sera donc porteur de la fraîcheur et de l’humidité. Alors Premier Homme et Première Femme parèrent le visage du deuxième disque de cristal de coquillages blancs, saupoudrèrent son menton d’une bande de pollen jaune. Et sa face fut cernée de corail rouge.
On lui attacha les plumes de la pie, du dindon, de la grue pour qu’il puisse traverser le ciel ; et dans les cornes qui ornaient sa tête, on glissa de petits éclairs et des vents très doux.
Et puis le disque de la lune fut attaché au ciel avec des éclairs puissants.
La voie lactée
Premier Homme et Première Femme regardèrent la couverture où ils avaient sculpté le soleil et la lune.
Il y restait une myriade de petits éclats de cristal et un amoncellement de poussière de cristal, le résultat de leur long travail de façonnage.
« Il ne faut pas laisser perdre ce trésor ! » s’exclama Première Femme.
« Et si nous nous en servions pour fabriquer d’autres lumières ? » proposa Premier Homme.
Alor le couple se remit au travail. Et de nouveau les coups de marteau se firent entendre à travers tout le pays.
Et bientôt, ils eurent taillés toutes les étoiles. Puis Premier Homme dessina au sol un grand plan du ciel. Pour le placement de chaque étoile, il avait son idée. A l’aide d’une échelle magique, il commença à placer les étoiles dans le firmament.
La première étoile qu’il accrocha, il la plaça au nord car selon le plan de Premier Homme, cette étoile là devait rester fixe. Près d’elle, il accrocha sept autres petits fragments de cristal qui se mirent aussitôt à briller et nous pouvons encore les voir aujourd’hui.
Puis une étoile très brillante fut placée au sud, une autre à l’est et encore une autre à l’ouest.
Premier Homme et Première Femme étaient tellement occupés qu’ils ne remarquèrent pas l’arrivée de Coyote qui passait par là en se dandinant.
Intrigué, Coyote s’assit et observa Premier Homme et Première Femme en train d’accrocher des étoiles dans le ciel.
Puis son regard se dirigea vers la couverture constellée d’éclats de cristal. En voyant trois éclats aux lueurs rouges, ses yeux jaunes se mirent à briller.
« Voilà des étoiles qui me plaisent et qui devraient m’appartenir ! » dit-il. « Je vais les prendre et les placer à l’endroit qui me plaira ».
Et alors Coyote accrocha dans le ciel ses trois étoiles rouges.
Premier Homme et Première Femme n’avaient rien vu du tout et ils continuaient leur travail fastidieux et soigné.
Une étoile par ici, deux étoiles par là ; Coyote, ce grand impatient, s’énerva de cette lenteur et soudain il se saisit de la grande couverture, la fit tournoyer deux ou trois fois autour de sa tête et lança toutes les étoiles restantes dans le ciel où elles s’éparpillèrent n’importe comment dans une longue traînée.
« Ce sera toujours aussi bien comme çà ! » jappa Coyote très content de lui avant de s’en aller de sa démarche sautillante.
C’est ainsi que la Voie lactée est née.
De chaque coté du ciel de nuit se trouvent les gardiens sous formes d’animaux ou d’êtres humains.
Posté le 15.02.2008 par melavie
Philosophie Amérindienne
Partout dans la nature, les Indiens voient la présence d'esprits, de force.
La vie est un dialogue permanent avec elle
Afin de se les concilier ou de s'en protéger.
Nous voyions la main du Grand Esprit dans presque tout :
Soleil, lune, arbres, vent et montagnes.
Parfois, nous l'approchions à travers toutes ces choses.
Etait-ce si mal ?
Je pense que nous croyons sincèrement en l'Être suprême...
Les Indiens qui vivent près de la nature et du maître de la nature
Ne vivent pas dans l'obscurité.
Dans un discours célèbre en 1855,
Le chef Seattle résuma magnifiquement la différence entre la philosophie blanche
Et la philosophie indienne de la nature :
Le ciel au-dessus de nos têtes qui a pleuré des larmes de compassion
Pendant des siècles et des siècles,
Qui nous paraît immuable et éternel est soumis au changement.
Aujourd'hui est clair, demain il sera peut-être recouvert de nuages.
Chaque parcelle de ce pays est sacré dans l'esprit de mon peuple,
Chaque flanc de montagne, chaque vallée, chaque plaine,
Chaque bocage a été sanctifié par un événement heureux ou malheureux
survenu à une époque depuis longtemps révolue.
Les rochers eux-mêmes apparemment muets et morts
Transpirent sous le soleil le long du rivage silencieux
Et frémissent du souvenir important lié à la vie des miens.
Quand le dernier homme rouge aura disparu de la surface de cette terre
Et que le souvenir des miens sera devenu un mythe parmi les hommes blancs,
Ces rivages s'animeront des morts invisibles de ma tribu.
Lorsque les enfants de vos enfants se croiront seuls dans les champs,
dans les magasins, sur les routes ou dans le silence des bois impénétrables,
Ils ne le seront pas.
La nuit, quand les rues de vos villes et de vos villages seront silencieuses,
Et que vous les croirez désertes,
Elles seront remplies par la foule des revenants qui occupaient autrefois cette belle Contrée et continuent de l'aimer.
L'homme blanc ne sera jamais seul.
A l'origine de toutes les religions,
On retrouve le même respect pour la terre, la nature.
Jamais une religion ne prêchera que l'homme est égal à Dieu
Et doit dominer la nature.
La soumission à la nature est commune à toutes les civilisations.
Tout autour d'eux la nature s'offrait en spectacle,
les Indiens surent la respecter et l'aimer.
Ils surent l'écouter avec assez d'humilité
Pour découvrir les liens qui unissent les animaux, les hommes et les plantes.
Des liens secrets que la tradition a su conserver jusqu'à aujourd'hui
Posté le 26.01.2008 par melavie
On ne peut aborder et comprendre l'âme amérindienne
sans écouter avec le coeur cette Prière,
véritable trait d'union entre culture occidentale et Peuples de la Terre-Mère.
Mots bénis porteurs d'humilité et d'amour.
Puissiez-vous commencer chaque journée avec cette prière sur vos lèvres
et que ses bénédictions vous accompagnent.
Prière
Créateur, Grand Esprit, O Grand Mystère,
O Très Sainte Mère Divine,
Père Céleste, Terre-Mère,
Sages Protecteurs des quatre directions,
Esprits gardiens qui veillez sur nous,
Grand-père et Grand-mères,
Ancêtres qui avez marché sur la terre avant nous,
Je prie humblement,
Afin de vous remercier pour tout ce qui nous a été donné,
Vous remercier pour le don de la vie,
Vous remercier pour les aliments,
Les vêtements, les habitations dans lesquelles nous vivons,
Vous remercier pour la pratique et l'enseignement spirituels
et pour les lignées spirituelles qui nous on permis de recevoir ces enseignements,
Vous remercier pour tous ceux qui nous aident et nous aiment,
Vous remercier pour nos familles,
Vous remercier pour les épreuves qui nous sont envoyées,
Pour toutes les leçons que la vie nous donne,
Vous remercier pour ces jours que nous vivons ensemble
Et pour la médecine que nous pouvons partager,
Et nous prions pour que vous bénissiez la Très Sainte Terre-Mère,
Que vous bénissiez les vallées,
les montagnes et les plaines
Les ruisseaux, les rivières, les lacs,
Les nuages et la pluie
Les feux, les volcans
Et les éclairs et les vents venant des douze directions,
Que vous bénissiez les os de la Terre-Mère
Les cristaux, les pierres, les roches et les métaux,
Que vous bénissiez la chevelure de la Terre-Mère
Les légumes, les fruits, les arbres, les plantes,
Les herbes, les algues et les forêts,
Que vous bénissiez les enfants de la Terre-Mère
Ceux qui volent dans dans les airs,
Nagent dans les eaux,
Rampent sur la terre, les quadrupèdes et les insectes,
Bénissez les jeunes et les enfants, les vieux et les aînés,
Tous ceux qui ont quitté cette vie et tous ceux qui ne sont pas encore nés,
Que vous bénissiez tous ceux qui nous guident
Et nous enseignent, tous les enseignements qu'ils portent
Et tous ceux qui marchent avec eux sur le sentier sacré.
Nous prions pour nous, qui avons besoin de guérison,
Pour la Terre qui a besoin de guérison,
C'est ma prière, entendez-la
***Au nom de mon peuple et de mes ancêtres
***Je fais cette ptière chaque jour pour chacun d'entre vous